La rivière Richelieu s’inscrit dans un vaste bassin versant de 23 702 km², qui prend sa source dans le lac Champlain aux États-Unis et se jette dans le fleuve Saint-Laurent. La portion canadienne du bassin, située en Montérégie, représente environ 16 % de sa superficie.
Sur le territoire de la MRC de La Vallée-du-Richelieu (MRCVR), le bassin versant couvre environ
596,48 km². Le territoire de la MRCVR est presque entièrement compris dans celui de la rivière Richelieu, à l’exception de certaines zones situées dans le bassin versant de la rivière Yamaska.
La rivière Richelieu constitue l’axe hydrique principal du territoire. Elle est alimentée notamment par les rivières des Hurons, L’Acadie et Amyot, ainsi que par plusieurs autres cours d’eau et ruisseaux locaux.
Un milieu naturel riche et vivant
La rivière Richelieu abrite une biodiversité riche et diversifiée. On y retrouve environ 80 espèces de poissons ainsi qu’une grande variété d’oiseaux, de mammifères, d’amphibiens et de plantes aquatiques.
Ses milieux naturels jouent un rôle essentiel comme habitats, zones d’alimentation et sites de reproduction pour de nombreuses espèces. La rivière constitue notamment un site de frai important pour plusieurs espèces à statut particulier, dont l’esturgeon jaune, le chevalier de rivière et le chevalier cuivré.
La rivière Richelieu joue un rôle particulièrement important pour le chevalier cuivré, une espèce menacée au Québec et en voie de disparition au Canada. Les deux seuls sites de reproduction connus de cette espèce se trouvent dans la rivière Richelieu, dont l’un est situé à la hauteur des rapides de Chambly, sur le territoire de la MRCVR.
Des défis à relever pour assurer sa pérennité
Qualité de l’eau
La qualité de l’eau de la rivière Richelieu est influencée par diverses pressions présentes à l’échelle du bassin versant. L’agriculture occupe une part importante du territoire, tout comme certaines activités industrielles dans les secteurs de l’agroalimentaire, de la chimie, de la transformation métallique et des plastiques.
Les milieux urbains contribuent également à ces pressions par les rejets d’eaux usées, le ruissellement sur les surfaces imperméables et la présence de bandes riveraines non conformes.
Bandes riveraines
Les bandes riveraines jouent un rôle essentiel dans la protection des cours d’eau. Elles contribuent à stabiliser les berges, à filtrer les contaminants et à offrir des habitats à plusieurs espèces.
Toutefois, leur largeur et leur qualité varient sur le territoire, ce qui peut limiter leur capacité à remplir pleinement leurs fonctions écologiques. L’artificialisation des berges, par exemple par l’enrochement, les murs de soutènement, les travaux de remblai ou la réduction de la végétation naturelle, peut accentuer les phénomènes d’érosion.
Les changements climatiques pourraient également accroître ces pressions, notamment en raison de l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des précipitations.
Biodiversité
La biodiversité de la rivière Richelieu est influencée par plusieurs facteurs, dont la dégradation et la fragmentation des habitats, l’artificialisation des berges, la présence d’espèces exotiques envahissantes, la qualité de l’eau, les changements hydrologiques et les changements climatiques.
Cohabitation
La rivière Richelieu est un milieu partagé par plusieurs usages, dont la navigation motorisée, les embarcations à pagaie et la baignade. Cette cohabitation peut entraîner des enjeux de sécurité et de protection des milieux naturels, particulièrement dans les secteurs écologiquement sensibles ou très fréquentés.
Le nombre limité d’accès publics à la rivière constitue également un enjeu important, puisqu’il restreint les possibilités pour la population de profiter pleinement de ce milieu naturel.

Pour en savoir plus
Pour obtenir plus d’information sur le territoire de la MRCVR et les enjeux liés aux milieux naturels, consultez le Plan régional des milieux naturels (PRMN) : Plan régional des milieux naturels.